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STEADY STATE 2 : stabiliser la population

Stabiliser la population ? On touche ici à un tabou, mais l’objectif de Frappes Chirurgicales n’est pas de faire dans le consensus mou et le politiquement correct mais de débattre de ce qui doit être débattu.

1.Stabiliser la taille de la population, pourquoi ?

A) Stabiliser notre empreinte écologique

La consommation de ressources de notre espèce est directement fonction de la taille de la population et de la consommation par habitant. Dès lors, pour stabiliser la taille de notre économie, il n’importe pas seulement de stabiliser la consommation individuelle mais aussi la taille de la population.

L’équation « IPAT » d’Ehrlich montre très bien ceci. Elle indique que l’impact environnemental (I)  de l’activité économique est le produit de la taille de la population (P) multiplié par le niveau des salaires (A) et l’intensité technologique (T) de la production (output).

Soit, (1) I = P*A*T

Avec A qui est une mesure du PIB, c’est-à-dire de la taille de l’économie, et T qui est une mesure de l’intensité de l’économie. Un exemple sera plus parlant : Tim Jackson indique dans son rapport « Prosperity without growth » (2009, p. 54) que les émissions totales de dioxyde de carbone provenant de la combustion de matériaux fossiles (C) (soit, l’impact environnemental (I)) sont données par le produit de la population (P) fois le niveau de salaire (mesuré en terme de PIB/personne (en $)), multiplié par l’intensité de l’activité économique (mesurée en gCO2/$).

Soit, (2)  C = P*$/personne * gCO2/$

En utilisant les données de l’année 2007, lorsque la population était de 6.6 milliards d’habitants, le niveau de revenu moyen en dollars constant était de 5900$ et l’intensité carbone de 760 gCO2/$. Dès lors, les émissions totales d’oxyde de carbone C étaient de :

(3) 6.6 * 5.9*0,77 = 30 milliards de tonnes de CO2.

Stabiliser l’impact environnemental absolu (I) de l’activité économique dans un contexte de croissance de la population et du PIB (la réalité actuelle) requiert une diminution en intensité induite par le progrès technologique compensant l’impact environnemental provoqué par la croissance de ces deux premiers paramètres. Le rapport Jackson (p. 54) démontre que ceci est loin d’être le cas. L’intensité carbone de l’économie a diminué de 0.7% depuis 1990 (grâce au gain d’efficacité induits par le progrès technologique), mais la population a augmenté de 1.3% et le PIB/habitant de 1.4% chaque année (chiffres agrégés pour toute la planète). Donc en fait, si on fait le calcul, les émissions de carbone ont augmenté en moyenne de 1.3 – 1.4 – 0.7 = 2%/an, ce qui sur 17 ans (l’année 1997 est l’année de référence) nous donne une augmentation absolue de 40% d’émissions par rapport à 1990, la date d’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Conclusion : le progrès technologique n’a depuis 17 ans, pas été en mesure de contrebalancer la moitié de l’impact environnemental induit par la croissance du PIB ou de la population.

En outre, Le rapport Jackson démontre avec beaucoup de discernement que les réductions en intensité requises sur base de scénarios réalistes de croissance du PIB et de la population sont utopiques. Le progrès technologique à lui seul ne peut nous sauver. Ou pour le dire en termes économiques : s’il existe des preuves tangibles d’un découplage relatif entre la croissance et son intensité, il n’existe aucune preuve d’un découplage absolu, c’est-à-dire d’une diminution/stabilisation de notre impact écologique accompagnée d’une croissance de l’économie. L’impact environnemental absolu de notre économie n’a cessé de croître.

Dès lors, stabiliser la population et changer les comportements de consommation est nécessaire.

B) Une question de Justice sociale

Dans un monde fini, aux ressources limitées, un accroissement de la population exacerbe les tensions touchant à la juste répartition des ressources. Les tenants de la théorie de la transition démographique prédisent une stabilisation naturelle de la population aux alentours de 9 milliards d’être humains à l’horizon 2050. Outre le fait que je ne sois pas d’accord avec les hypothèses sous-jacentes de cette théorie (voir mon article : « An inconvenient truth II »), on peut douter du fait qu’avec une population de 9 milliards chaque être humain puisse vivre dans des conditions décentes. Aujourd’hui déjà, 2 milliards d’être humains vivent avec moins de 2$ par jour. Une croissance de la population ne fera qu’exacerber les inégalités et les tensions entre les peuples provoquée par la course à « l’accaparation » des ressources. Sans oublier que notre agriculture est très largement mécanisée, ce qui a permis de multiplier les rendements agricoles et donc de dégager les surplus nécessaires à la croissance de la population. Etant donné qu’il existe une corrélation très forte en croissance de la population et croissance de notre exploitation d’énergie, on peut se demander si dans le contexte de descente énergétique qui s’annonce (voir mes articles sur le Pic pétrolier), nous pourrons continuer à produire suffisamment de nourriture pour nourrir chacun (Etopia organise une conférence le 27 avril à l’ULB sur le thème de l’agriculture sans pétrole, j’espère y recueillir des éléments de réponse à cette question). Par conséquent, pour limiter les inégalités, il faut non seulement consommer moins, mais aussi moins de consommateurs. Ou, selon la formule consacrée: «  we need smaller footprints but we need also fewer feets ».

2. Stabiliser la taille de la population, comment ?

Le rapport de la première conférence sur l’économie stationnaire suggère quelques pistes de réflexions. Le point de départ est qu’il faut mener des politiques natalistes de prévention et mettre en place des incitants pour stabiliser la population. Le recours a des politiques coercitives, voir totalitaristes, telles que pratiquées en Chine (politique de l’enfant unique) ou en Inde (stérilisation) sont à bannir. Le rapport suggère d’axer les efforts de prévention  sur l’éducation, le contrôle des naissances et l’égalité des droits pour les femmes. En effet, on estime que 40% des grossesses dans le monde sont involontaires. Chaque année, il y a 80 millions de grossesses non planifiées dans le monde, presque l’équivalent de la croissance annuelle de la population mondiale. Sur le volet incitant, l’Etat peut mettre en place des incitants fiscaux à limiter le nombre d’enfants à deux par famille.

Mais en vérité, il faut reconnaître que le problème est asymétrique puisque les pays industrialisés connaissent pour la plupart une décroissance de leur population alors que des pays en voie de développement ou du tiers monde connaissent une forte croissance démographique. C’est l’immigration qui permet de maintenir une croissance démographique dans les pays riches qui connaissent un taux de fécondité inférieur à 2/femme. Partant de cette observation, Peter Victor se concentre sur des politiques spécifiques aux pays riches dans son livre Managing without growth (2008 ; il s’intéresse en particulier au cas du Canada). Il suggère de maintenir un solde migratoire net nul dans ces pays (et d’augmenter la coopération au développement en parallèle).

Cette question est politiquement très délicate, sans oublier que beaucoup de pays riches, les Etats européens à l’exception notoire de la France, connaissent un vieillissement de leur population qui pose sérieux problème pour le financement des pensions et de la sécurité sociale. Ce problème est selon moi très mal appréhendé par les « policy-makers » en totale incapacité de penser autrement (l’introduction d’une monnaie complémentaires pourrait très largement contribuer à réduire les coûts du vieillissement et ce gratuitement (en terme de flux monétaires classiques du moins, mais soit, ceci n’est pas l’objet de cet article). Il est très clair que sur ce point, le business as usual nous mène déjà droit au mur (voir mon article : « Coût du vieillissement démographique : éviter le clash des générations »), donc en soit ce n’est pas le maintien d’un solde migratoire net nul qui va y changer quelque chose.

Reste qu’il faut oser dire les choses : ce sont les pays industrialisés qui sont responsables de la majeure partie des dégâts environnementaux : l’empreinte écologique d’un américain et d’un européen est largement supérieur à celle d’un africain, inutile d’illustrer ce propos avec des chiffres. Or, ce sont ces mêmes pays qui connaissent une stabilisation de leur population. Dès lors, il faut éviter le piège de l’hypocrisie en invitant les pays pauvres à stabiliser la taille de leur population afin que nous puissions continuer à vivre sans modifier nos modes de consommation. De ce point de vue, le célèbre « le problème de l’Afrique, c’est la bite des noirs » de Pascal Sevran est totalement déplacé. Donc, on le voit, la solution doit nécessairement être systémique car si les pays pauvres consentent à faire des efforts pour maîtriser leur démographie, il faudra que les pays riches consentent en contrepartie à remettre en cause leurs habitudes de consommation.

En fin de compte, il faut bien souligner que le premier paramètre sur lequel on peut influer pour stabiliser la population est de briser le tabou à ce propos et d’amener le débat sur la place publique. Chacun semble conscient que l’augmentation de la population est un problème, beaucoup souhaitent que celle-ci se stabilise, mais au niveau individuel, personne ne semble être prêt à « s’auto-limiter ».

Le débat est délicat mais il ne peut être éludé.

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La Croissance Verte: nouveau mythe?

On peut lire dans la Libre de ce jeudi 30 septembre (p.2) que « trois millions d’emplois verts (« green jobs ») devraient être crées d’ici 2020 dans l’Union », selon les espérances de M. Barroso. « Il en va de notre compétitivité internationale » peut on lire plus loin, le président Obama aurait déclaré en substance que « le pays leader dans l’économie des énergies propres sera le pays leader de l’économie globale ». Notons à ce propos que l’Allemagne et les pays scandinaves sont en pôle position. Un peu plus loin, on peut lire que la commission a lancé une proposition de plan visant à « verdir » notre économie et à anticiper le besoin de compétences liées à la « croissance verte » (« green growth »).  Car c’est bien ce dont il s’agit, produire de la croissance verte.

 Bien, tout ceci est ma foi fort joli, mais l’observateur critique se doit de s’interroger sur cette question : « qu’est-ce que la croissance verte ? ». C’est précisément une des questions à laquelle l’économiste canadien Peter A. Victor s’est attaché à répondre. J’ai assisté à une conférence suivie d’un séminaire qu’il a donné à Louvain la Neuve ce lundi et mardi 27 et 28 septembre, ce qui m’a donné l’occasion de réfléchir à la question. Dans un article récent (1), il définit la croissance « verte » comme « l’intensité (de l’économie) qui diminue plus vite que l’augmentation de (sa) taille » –  « intensity that declines faster than scale increases ». A partir de cette définition, il élabore celle de croissance « brune » (« brown growth ») : lorsque l’intensité de l’économie diminue moins vite que l’augmentation de sa taille – when intensity declines more slowly than increases in scale. Enfin, de ces deux définitions découle celle de croissance « noire » (« black growth ») : lorsque la taille et l’intensité de l’activité économique augmente – when both scale and intensity increase. La mesure de la taille de l’économie est le PIB, la mesure conventionnelle de la croissance dans son acceptation normative standard. L’intensité fait quant à elle référence à l’input en termes de matière et d’énergie requis pour produire ce PIB.

 Reprenons depuis le début. Dans le paradigme bioéconomique/écologique (voir article : « Transition économique : reformater la pensée occidentale »), la terre est vue comme un système thermodynamique fermé, ce qui signifie qu’elle n’échange que de l’énergie (la lumière provenant du soleil) avec l’univers et pas de la matière (sauf cas d’exception, lorsque des météorites parviennent à percer la croûte atmosphérique). De ce point de vue, la terre ressemble à un vaisseau spatial, selon les termes de l’article explosif de Boulding paru en 1966 (2), et l’économie n’est qu’un sous ensemble du système « terre » en interaction avec l’environnement. Celle-ci est à son tour un système thermodynamique ouvert, c’est-à-dire qui échange de la matière et de l’énergie avec son environnement : nous puisons des ressources et de l’énergie dans l’environnement pour manufacturer des biens et rejetons de l’énergie et des déchets au terme du processus. Or, il est crucial de remarquer que l’économie puise dans un stock fini de matière. Certes, « rien ne se perd, rien ne se crée » nous dicte la première loi de la thermodynamique, et en ce sens, le processus économique ne peut détruire de la matière, mais se serait oublier la seconde loi, le principe d’entropie, qui commande que « tout se transforme ». En substance, cette loi implique que le processus économique s’accompagne d’une transformation qualitative irréversible de la matière qui augmente son entropie, c’est  à dire qui accélère son processus de dégradation.  

 Sachant ceci, les bio économistes affirment deux choses : (1) la terre étant un système thermodynamique fermé, la croissance possède des limites, elle ne peut être infinie ; (2) sachant que l’économie et l’environnement son deux systèmes interdépendants, l’économie pour être soutenable (« sustainable ». Je préfère ce terme à celui plus courant de « durable »), doit rester dans des limites acceptables pour ne pas perturber l’environnement de façon irréversible, ce qui affecterait directement notre potentiel de survie (l’économie et l’environnement sont interdépendants). Si on accepte d’une part ces deux fondements, et d’autre part le fait que l’expression « croissance verte » ne prend du sens que dans le cadre d’un développement soutenable, on doit convenir que la définition que Victor donne à ce concept est exacte. 

 Reste à savoir si nos économies s’engagent effectivement sur le chemin de la croissance verte ou seulement sur celui de la croissance brune c’est-à-dire si les pays industrialisés ne sont pas en train de ressusciter le Mythe du Progrès éternel en confondant croissance verte et croissance brune. Autrement dit, n’y a-t-il pas méprise sur les termes dans l’article de la Libre ?

 Dans la conception actuelle, le PIB, soit la taille de l’économie, continue à croître. Dans ce cas, il n’y aura de croissance verte que si cette hausse est compensée par une baisse en intensité équivalente. La question est donc de savoir s’il y a des preuves empiriques de ce mouvement. L’équation d’Ehrlich indique que l’impact environnemental (I)  de l’activité économique est le produit de la taille de la population (P) multiplié par le niveau des salaires (A) et l’intensité technologique (T) de la production (output).

 Soit, (1) I = P*A*T

 avec A qui est une mesure du PIB c’est-à-dire de la taille de l’économie et T qui est une mesure de l’intensité de l’économie.

 Tim Jackson donne dans son rapport « Prosperity without growth » (2009, p. 54) un exemple qui infirme l’hypothèse que notre économie s’engage sur le chemin de la croissance verte. Pour l’émission de dioxyde de carbone provenant de la combustion de matériaux fossiles, les émissions totales (C) (soit, l’impact environnemental (I)) sont données par le produit de la population (P) fois le niveau de salaire (mesuré en terme de PIB/personne (en $), multiplié par l’intensité de l’activité économique (mesuré en gCO2/$).

 Soit, (2)  C = P*$/person * gCO2/$

 En utilisant les données de l’année 2007, lorsque la population était de 6.6 milliards d’habitants, le niveau de revenu moyen en dollars constant de 5900$ et l’intensité carbone de 760 gCO2/$, le rapport de Jackson indique que les émissions totales d’oxyde de carbone C étaient de :

 (3) 6.6 * 5.9*0,77 = 30 milliards de tonnes de CO2.

 “What the hell is the point” me direz-vous. Et bien, le rapport refait le calcul avec les données de 1990, soit la date de signature du protocole de Kyoto, et obtient 21.7 milliards de tonnes de CO2. Conclusion : si on compare ces deux chiffres, on conclut que l’impact environnemental de notre économie n’a cessé d’augmenter dans l’absolu. En d’autres termes, il n’y a pas eu de croissance verte jusqu’ici.

 Mais me direz-vous, ceci ne présume en rien de la possibilité future d’une croissance verte. Certes, mais, et c’est ici qu’il faut être attentif, la perspective actuelle ne laisse en rien présager que ce sera le cas demain. En effet, partant de la double observation que (1) la population mondiale ne cesse de croître (9milliards à l’horizon 2050 selon les prévisions de l’ONU) et (2) le PIB, soit le revenu par habitant va continuer de croître, seule une diminution en intensité induite par le progrès technologique compensant la hausse de ces deux facteurs peut générer de la croissance verte. D’où notre propension à croire que le progrès technologique va nous sauver.

 Est-ce le cas?

 Encore une fois, le rapport Jackson infirme cette hypothèse (p. 54). L’intensité carbone à diminué de 0.7% depuis 1990 (grâce au gain d’efficacité induits par le progrès technologique), mais la population a augmenté de 1.3% et le PIB/habitant de 1.4% chaque année (chiffres agrégés pour toute la planète). Donc en fait, si on fait le calcul, les émissions de carbone ont augmenté en moyenne de 1.3 – 1.4 – 0.7 = 2%/an, ce qui sur 17 ans (l’année 1997 est l’année de référence) nous donne une augmentation absolue de 40% d’émissions par rapport à 1990. Conclusion : le progrès technologique n’a depuis 17 ans, pas été en mesure de contrebalancer la moitié de l’impact environnemental induit par la croissance du PIB ou de la population. Vu les estimations de l’ONU par rapport à la population, il semble évident que la croissance du PIB nous mène droit dans le mur. En effet, le rapport Jackson démontre avec beaucoup de discernement que les réductions en intensité requises sur base de scénarios réalistes de croissance du PIB et de la population, sont utopiques. Le progrès technologique à lui seul ne peut nous sauver. Ou pour le dire en termes économiques : s’il existe des preuves tangibles d’un découplage relatif entre la croissance et son intensité, il n’existe aucune preuve d’un découplage absolu, c’est-à-dire d’une diminution/stabilisation de notre impact écologique accompagnée d’une croissance de celle-ci, car l’impact environnemental de notre économie n’a cessé de croître. En d’autres termes, et pour répondre à la question initiale : « oui, il y actuellement confusion entre croissance verte et croissance brune. Nos économies produisent aujourd’hui de la croissance brune ».

 Last but not least, la question à présent est de savoir pourquoi ? Souvenez-vous la définition de Victor de la croissance verte: celle-ci exige une diminution en intensité ET en taille de notre économie. Or, que se passe t-il aujourd’hui? Grâce au progrès technologique, l’intensité de l’économie diminue, mais dans l’absolu, notre impact environnemental continue d’augmenter car ces gains d’efficacité sont réinvestis pour générer de la croissance. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond (“rebound effect”). Un exemple concret donné par le professeur Victor lors de son séminaire aidera à comprendre ce raisonnement. Imaginons que le prix de l’essence diminue. Cette diminution va avoir un effet positif sur la contrainte budgétaire du consommateur. Autrement dit, avec le même salaire, il va pouvoir consommer davantage. On observe un double effet sur le comportement de consommation, l’un direct, l’autre indirect. Effet direct : le conducteur va conduire plus et donc dépenser plus d’énergie ; Effet indirect : le consommateur va dépenser le gain d’efficacité en d’autres biens de consommation (vacances, PC,…).  Résultat des courses : l’impact absolu de l’activité économique augmente.

 A vous de tirer les conclusions de cet article.

 (1)   P. A., Victor (2010). Ecological economics and economic growth. Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 1185, p. 237-245.  

(2)   « on the economics of spaceship Earth”

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