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Pic pétrolier et transition énergétique : petit manuel optimiste à l’usage du citoyen actif.

Après toutes mes lectures, j’ai eu l’idée de cet article pour exposer, brièvement, les enjeux et les conséquences pratiques du débat sur le Pic pétrolier (Peak Oil)

Avant d’aller plus loin, il me faut préciser trois choses :

  1. je ne suis ni optimiste, ni pessimiste, mais réaliste. Je décris ce que je lis, et pas ce que je souhaiterais lire ;
  2. Ma méthode est le doute méthodique. Ma démarche s’apparente donc à celle du philosophe, celui qui cherche la Vérité en sachant qu’il ne la trouvera jamais. La grandeur d’un homme est fonction du nombre d’incertitudes qu’il est capable de supporter ;
  3. j’utilise la dialectique couplée à la méthode cartésienne (réductionnisme scientifique) et à la théorie de la complexité (transdisciplinarité). Ceci signifie concrètement que je vois les choses au macroscope et au microscope.

Prophètes de la Terreur, optimistes, réalistes : Comment y voir clair ?

Bon, sans aller plus dans les détails, résumons l’enjeu du débat sur le Pic pétrolier. J’ai lu beaucoup sur le sujet. Du côté des certitudes, voici ce que je peux avancer :

  1. On distingue deux camps. D’un côté, les scientifiques, géologues en particulier, plutôt pessimistes. De l’autre, on distingue les économistes, plutôt optimistes.
  2. La thèse des « Peakistes » (ndlr : les théoriciens du Pic) : nous aurions atteint le Pic en 2007. La hausse du baril de 20$ en 2000 jusque 147$ en juin 2008 a déclenché la crise financière de 2007, bien que les mécanismes de celle-ci fussent déjà en place. En gros, la hausse du baril est la goutte qui aurait fait déborder le vase. Le pétrole est une ressource non substituable et la production conventionnelle a atteint son maximum de production. Dans un contexte de forte croissance de la demande d’énergie (pays émergents), l’inertie du système économique est telle que la hausse des prix provoquée par la déplétion du stock de pétrole conventionnel ne pourra être compensée par un gain d’efficacité technologique, une réorganisation complète de l’appareil de production, et le développement de nouvelles sources de pétrole non conventionnel (sables bitumineux, biocarburants, gas to liquid, …). En somme, les peakistes disent que nous avons atteint les limites de la croissance économique et que, vu l’endettement et la complexité de l’économie mondiale, celle-ci va s’effondrer sur elle-même (rapidement ou progressivement, la question est en suspend). Pour eux, le Pic serait donc le point critique qui provoquerait l’effondrement de la civilisation industrielle.
  3. Les autres : ils pensent que nous entrons en effet dans l’ère de l’énergie chère mais que la théorie de l’effondrement est incorrecte. Ils pensent que le marché, seul (quelques uns), ou moyennant le recours à des instruments de politique économique tels la taxe carbone ou le marché des quotas de CO2 (pour la plupart d’entre eux), parviendra à résoudre le problème de la rareté. Premièrement, ils pensent que le marché va développer de nouvelles sources d’énergie (substitution et progrès technologique). Deuxièmement, ils pensent que la demande va s’ajuster pour éviter une trop forte tension sur les prix. Par exemple, les gens vont faire attention à leur dépense d’énergie, isoler leur maison, se déplacer moins, pour compenser la hausse du coût de l’énergie.

Question : entre  Prophètes de la Terreur et les autres, qui a raison ?

Première observation : les premiers tiennent comptent des arguments des autres, ce qui n’est pas nécessairement réciproque. Ma réponse est que le timing est crucial.

Quatre scénarios :

1. Effondrement brutal

Si la hausse du coût du baril est brutale, il est clair que l’économie va plonger. Les Etats-Unis et l’Europe sont surendettés, ils ne pourront encaisser un choc pétrolier. Dans une économie mondialisée, le risque d’un crash systémique est réel. Aux Etats-Unis, le risque d’effondrement est amplifié  pour plusieurs raisons clés :

–         des inégalités qui peuvent vite devenir insoutenable et dégénérer sur des actes de violence

–         une économie très vulnérable à un choc pétrolier : beaucoup de banlieues, grosses cylindrées, régime carnivore, surconsommation d’énergie, transports en commun peu développés, dette colossale, propension à la surconsommation qui s’est développée en addiction

–         un pouvoir oligarchique (lobby pétrolier et Wall Street)

2. Effondrement progressif

Si la hausse du coût de l’énergie est progressive et qu’on ne diminue pas l’intensité énergétique absolue de l’économie (quantité absolue) pour compenser cette hausse, une part toujours plus importante des ressources de l’économie devra être mobilisée pour produire cette énergie. Si le rythme de reconversion et les gains de productivité ne parviennent pas à compenser la hausse du coût de l’énergie, on assistera à une augmentation progressive du chômage qui débouchera sur une augmentation des prestations sociales, un endettement accru de l’Etat et, in fine, une hausse des taux d’intérêts payés sur la dette menant à l’éclatement du système financier global/ d’une zone monétaire/l’expulsion d’un ou plusieurs Etat(s) hors d’une zone monétaire (dévaluation compétitive) enclenchant des effets domino. Ce petit jeu peut durer longtemps avant que le système n’atteigne un point critique et bascule brutalement en zone chaotique.

3. Transition progressive

Le marché et les pouvoirs publics développent des synergies efficaces pour décarboniser progressivement l’économie. La société engage une course contre le temps et déclare la guerre aux gaspillages énergétiques. Elle comprend progressivement que l’économie est un gros moteur qui transforme de la matière et de l’énergie en biens et services mais que ce moteur est en train de se gripper (rendement thermodynamique décroissant). Toutes les forces de la société sont mobilisées pour investir dans les « négawatts ». Ceci signifie qu’on investi massivement dans les gains d’efficacité énergétiques, ce qui permet de libérer des ressources pour enclencher un cercle de reconversion vertueux et rembourser la dette. Le rythme de reconversion provoque des remous sociaux mais la vision et l’objectif triomphe des résistances au changement et de l’inertie générale qui s’est développée au cœur du système.

4. Transition rapide :

En plus des gains d’efficacité, les gens acceptent de remettre leur confort en question et deviennent des citoyens acteurs plutôt que des consommateurs passifs (sobriété énergétique). Ceci donne une base de légitimité au gouvernement pour agir et essayer d’accélérer la transition, en implémentant des politiques de soutien. La diminution de l’empreinte carbone devient un projet de société, les gens agissent et sont prêt à surmonter collectivement et solidairement les coups durs. La cohésion de la société s’en sort renforcée et on en sort tous par le haut : monde meilleur, plus juste, moins égoïste.

Question : Sur base d’une distribution de probabilité subjective, lequel de ces quatre scénarios est le plus plausible ?  

Les 3e et 4e sont, actuellement, fort improbables, car l’opinion publique est relativement peu sensibilisée à la question énergétique. Peu de gens ont une vision globale des choses, même ceux qui disposent d’une formation scientifique. La question énergétique recouvre bien davantage que les simples aspects techniques. Les aspects économiques, politiques, géopolitiques, sociologiques et anthropologiques de la question ne peuvent être éludés. Le dire n’est pas une forme d’arrogance, simplement la réalité.

Le second scénario est, actuellement, le plus probable. In fine, c’est une version édulcorée du premier scénario. Certains dominos tomberont après d’autres, mais on parle d’un jeu à somme négative.

Reste qu’il est impossible d’anticiper l’avenir. Un exemple devrait permettre de comprendre ceci:

Le prix de l’énergie augmente progressivement suite à quoi une part toujours plus importante de la population laisse sa voiture au garage pour se rendre à son boulot. Cette tendance fait chuter drastiquement la production de voitures. L’industrie automobile se trouve en faillite et la mobilité sur le marché de l’emploi est faible. Les tensions sociales sont telles que les pouvoirs publics doivent sauver une industrie condamnée avec de l’argent qu’ils n’ont pas, ce qui accroît encore un peu plus le fardeau de la dette. Le problème à long terme s’est amplifié.

A l’inverse, on pourrait imaginer que l’industrie automobile prend le pari de gagner la course contre le temps et met tout en œuvre pour créer des voitures moins gourmandes en énergie et compétitives (prix). Ceci libère des ressources pouvant être affectées à la production d’autres biens, ce qui enclenche un feedback positif. Le timing et la question des coûts sont cruciaux.

Autre scénario : la demande de voiture diminue mais la reconversion s’opère progressivement dans d’autres domaines tels l’isolation des bâtiments, les infrastructures de transports en commun, etc. Le taux d’emploi reste stable et l’efficacité de l’économie s’améliore, ce qui permet de libérer de nouvelles ressources pour investir dans la transition et rembourser progressivement la dette.

Question : que faire d’un point de vue individuel ?

  1. Sensibiliser les gens à la question. N’essayez pas de convaincre quelqu’un qui ne veut pas vous entendre, vous perdez votre temps. Essayez de toucher en priorité les gens qui ont du leadership pour provoquer un « effet levier » sur l’opinion.
  2. Optimisez votre contrainte financière en fonction de la hausse du coût de l’énergie : si vous changez vos ampoules par exemple, vous stimulez le marché des ampoules d’une part. D’autre part, votre investissement s’auto-remboursera sur le long terme, ce qui libérera des ressources dans votre portefeuille que vous devez réinvestir pour diminuer un peu plus votre empreinte énergétique. Si vous investissez cet argent sans faire attention (biens importés de chines par exemple), vous amplifiez votre consommation d’énergie et augmentez la fuite de ressources vers un pays extérieur (si on importe plus que ce qu’on exporte notre déficit commercial se creuse et par là-même notre dette). Donc, consommez local (UE), n’achetez pas des ampoules made in China, même si c’est moins cher. A long terme, ceci équivaut à nous torpiller collectivement.
  3. Si vous êtes ambitieux, lancez-vous dans la permaculture. Il s’agit d’une technique qui permet de produire beaucoup de nourriture moyennant peu d’efforts et avec une surface réduite (mais une fois qu’on possède l’expérience). La production de cette nourriture va soulager la hausse du coût de l’énergie, voir vous permettre de dégager des ressources financières pour investir, à un niveau individuel, dans les négawatts. Et, inutile de dire que ces techniques peuvent vous sauver la vie si la situation dégénère. Elles ont permis à Cuba de survivre à une chute de 30% de son approvisionnement pétrolier.
  4. Développez votre résilience. Apprenez à penser autrement, à vous voir comme une partie immergé dans un tout dans lequel tout est interconnecté : vivant, non-vivant, humain, non-humain. Vous pouvez faire déjà énormément de choses au niveau individuel.

Vous commencez à douter ? Vous êtes sur le bon chemin !

Sur la transition, quelques auteurs importants :

Pessimistes :

–         Michaël Ruppert : film « Collapse » sur youtube

–         Richard Heinberg : livre « The end of growth. Adapting to our new economic reality » (août 2011)

–   Dmitry Orlov (fr): voir conférence sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xcoiah_1-6-dimitri-orlov-survivre-a-l-effo_news?ralg=meta2-only&fb_source=message#from=embed-playreloff

–         Piero San Giorgio (fr): livre « Survivre à l’effondrement économique: manuel pratique » (octobre 2011). Voir: site « piero.com ».

–         Dennis Meadows: livre « limits to growth. The 30 year update »

–         Jared Diamond (fr): livre « Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie »  (2010)

–         Joseph Tainter: livre « the collapse of complex societies » (1988)

–         Eustace Mullins: livre « les secrets de la réserve fédérale » (2010)

–         Jacques Généreux: livre « La Grande Régression » (2011)

Optimistes :

–      Amaury Lovins: livre « reinventing fire. Bold business solutions for the new energy era » (septembre 2011)

–         Leonardo Maugeri: livre « Beyond the age of oil. The Myths, Realities and Future of fossil fuels and their alternatives » (2010)

Réalistes (physiciens et scientifiques):

–         Jean-Marc Jancovici (fr): « Changer le monde. Tout un programme! » (2011)

–         Robert Ayres: « crossing the energy divide. Moving from fossil fuel dependence to a clean energy future » (2010)

–         R. Kümmel: « the second law of economics. Energy, entropy, and the origins of wealth » (2011)

–         Vaclav Smil: « Energy myths and realities. Bringing SCIENCE to the energy policy debate » (2010)

–         Claude Lorius (fr): « voyage dans l’Anthropocène, cette nouvelle ère dont nous sommes le héro. » (2010)

–         Thomas P. Wallace: « Wealth, energy and human values: the dynamics of decaying civilizations from ancient Greece to America » (2009)

Pour apercevoir une vision positive de l’avenir, un but vers lequel tendre collectivement:

–         Michaël Greer: « the ecotechnic future » (2009)

–         Herman Daly: « Beyond growth. The economics of sustainable development » (1997)

–         Tim Jackson (fr): « prospérité sans croissance. La transition vers uen économie durable » (2010)

Justice et insécurité à Bruxelles : remonter à la racine du « Mal Sécuritaire

dans la série « halte au populisme et aux solutions faciles »

L’insécurité est un thème récurrent dans les médias. Les actes d’agression violents régulièrement constaté à Bruxelles (Joe van Holsbeeck, Molenbeek, braquages de bijouteries par exemple) ont fini d’ériger « l’impunité » en thème de campagne. On se souviendra des réactions musclées de M. Modrikamen proposant « de mettre des soldats dans la rue s’il le faut » et du président du Sénat, M. De Decker, proposant d’encadrer les jeunes délinquants par des militaires. On se souviendra aussi des critiques à l’égard des propositions de réforme de la Justice du ministre De Clerck, en particulier celle de l’application des peines.

S’il est incontestable qu’il existe aujourd’hui un fort sentiment d’impunité qui doit être jugulé par un renfort du contingent policier et une plus grande efficacité de la Justice, il faut garder à l’esprit que ce ne sont là que des mesures en aval. Le volet sanction doit s’accompagner d’un volet prévention en amont visant à combattre le mal à sa racine.

L’insécurité économique et sociale est incontestablement une des sources du mal sécuritaire. Avec un taux de chômage de 19,5%, soit presque le double de la moyenne belge, des jeunes (15 à 24 ans) dans leur ultra-majorité (33%), l’insécurité sociale dans la capitale est grande (1). Un paradoxe si on sait que la région Bruxelloise contribue au PIB (20%) pour le double de sa population (10%). La figure 1 montre l’acuité du problème : la grosse majorité des demandeurs d’emplois inoccupés (DEI) ne possèdent pas leur certificat d’enseignement secondaire.

Figure 1 Source: (1)

Mais s’arrêter à ce simple constat serait hypocrite. Mon hypothèse est que l’autre facteur, sociologique, qui explique le sentiment d’insécurité à Bruxelles est le métissage de sa population. Au 1er janvier 2008, 295.043 personnes parmi les 1.048.491 habitants officiellement recensés étaient de nationalité étrangère, soit 28,1%. Ce pourcentage est plus de trois fois plus élevé que la moyenne belge de 9,1% d’étrangers. Si on tient compte des étrangers inscrits au registre d’attente, cette part se monte à 29,3% contre une moyenne nationale de 9,6%. Ce constat en soi n’est ni surprenant, ni dérangeant. Après tout, la région de Bruxelles-capitale est avant tout une métropole, la capitale d’un pays, et celle de l’Europe de surcroît, elle possède donc des caractéristiques socio-démographiques propres. D’ailleurs, il serait malhonnête d’omettre que respectivement 14%, 16% et 17% de ces étrangers sont issus de l’UE 15, 25 et 27. Comme il serait tout aussi malhonnête de ne pas préciser qu’il ne s’agit là que d’indicateurs « légaux », c’est-à-dire basés sur la nationalité. Par conséquent, des indicateurs sociologiques seraient plus appropriés (par exemple, les naturalisations récentes ne sont pas prisent en compte) (2). La figure 2 brosse un tableau plus contrasté de la réalité Bruxelloise :

Figure 2. Source: (2)

Reste que prouver l’hypothèse que le métissage de la population bruxelloise est à l’origine d’un sentiment d’insécurité est délicat. Sans oublier que le cas échéant, il faudrait encore établir si ce sentiment est objectif ou subjectif. Dans cette perspective, il conviendrait d’user d’une double approche : (1) interroger la population belge d’origine belge sur son ressenti par rapport à cette question permettrait de dégager un hypothétique sentiment d’insécurité subjectif lié à une méfiance de l’autre; (2) Dans un second temps, il conviendrait de vérifier si ce sentiment se justifie objectivement. A cette effet, il faudrait user de statistiques de la criminalité basées sur des critères sociologiques (couleur de peau, origine, …) et non juridiques (la nationalité), ce qui dans une société démocratique est très délicat. En bref, l’enjeu serait d’évaluer le degré de tolérance d’une population et les caractéristiques sociologiques des fauteurs de troubles.

Si les résultats de cette enquête démontraient l’existence d’un sentiment d’insécurité subjectif, les moyens à employer seraient bien différents de ceux concluant à une recrudescence objective des actes de violence de populations ayant certaines caractéristiques sociologiques. Dans le premier cas, c’est le vivre ensemble, la cohabitation d’ethnies différentes qui serait en cause : le terme « poudrière sociale » prendrait tout son sens. Une augmentation du nombre de policiers n’y changera rien, c’est sur l’intégration et le dialogue des populations qu’il faudrait travailler. Dans le second cas, il faudrait travailler en aval sur un renforcement de la surveillance de ces groupes et en amont sur des politiques sociales de prévention et d’intégration.

Donc, pour ramasser un peu ma pensée : (1) il y a un problème très clair au niveau de l’enseignement bruxellois qui alimente une insécurité sociale qui dégénère en actes de violence ; (2) le métissage de la population bruxelloise est un terreau propice à une montée de l’intolérance qui peut déboucher sur un sentiment subjectif d’insécurité ou, chose beaucoup plus grave, dégénérer en mini-guerre ethnique. Dès lors, il est crucial que (1) la région bruxelloise hérite des compétences et de moyens financiers lui permettant de dispenser un enseignement adapté au profil socio-économique de sa population (et c’est donc davantage de Justice sociale dont il est question dans ce dossier que de justice coercitive…); (2) il devient urgent qu’on réfléchisse à un modèle de cohabitation interculturelle.

La boucle est bouclée, rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Certes, mais j’ai écris ce billet dans le but d’amener la question centrale du débat : une société multiculturelle est-elle possible, et si oui, à quelles conditions ?

On distingue habituellement trois modèles de cohabitation : l’assimilation, l’intégration et le communautarisme. L’assimilation consiste à rogner l’identité d’autrui, elle n’est pas compatible avec les valeurs d’une société démocratique. Le communautarisme fait actuellement l’objet d’un débat houleux dans le monde francophone (cf. débat sur l’identité nationale en France), il mérite que j’y consacre un billet. L’intégration est la troisième voie, médiane, qui pour moi constitue le compromis entre ces deux extrêmes, je lui réserve aussi un autre billet.

(1)   IBSA. Indicateurs statistiques 2009 (chômage). Voir : http://www.bruxelles.irisnet.be/cmsmedia/fr/is_2009_chomage.pdf?uri=ff80818127978cf701279a4924ae0161

(2)   IBSA. Indicateurs statistiques 2009 (population). Voir : http://www.bruxelles.irisnet.be/cmsmedia/fr/is_2009_population_structure.pdf?uri=ff80818127978cf701279a41886a005d

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