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STEADY STATE 3 : limiter les inégalités

A) Limiter les inégalités, pourquoi ?

1. Une distribution équitable des richesses comme substitut à la croissance

Ricardo et le profit comme moteur de l’expansionnisme économique

 La réduction des inégalités sociales est une pierre angulaire de l’économie stationnaire, une condition absolue pour que ce modèle économique soit viable. Henry Wallich (1914-1988), économiste et banquier central américain de renom a dit « que la croissance est un substitut à l’égalité des revenus. Aussi longtemps qu’il y a de la croissance, il y a de l’espoir, ce qui rend les différentiels salariaux tolérables ».

S’il est une vérité dérangeante, c’est celle que le capitalisme avec pour moteur le profit, débouche sur une concentration toujours plus grande de la richesse dans les mains du capital (voir graphe 1; source: rapport « Enough is enough: ideas for a sustainable economy in a world of finite resources« ).

Geneviève Azam explique très bien la mécanique de ce processus d’accumulation dans son livre « le temps du monde fini, vers l’après-capitalisme » (2010 ; p21) :

David Ricardo, influencé par Thomas Malthus, anticipait l’état d’un état stationnaire, d’un suspens de l’histoire, du fait de la rareté des ressources naturelles conjuguée avec la croissance de la population. En raisonnant à partir de la situation en Angleterre, il montrait que la pression de l’augmentation de la population exigerait la culture de terres de moins en moins fertiles et engendrerait de ce fait une hausse des coûts de production et celle corrélative des prix agricoles et alimentaires. Or, les céréales étant la base de la consommation ouvrière, l’augmentation des prix alimentaires, tout en enrichissant les propriétaires fonciers, se traduirait par une augmentation des salaires et une baisse inéluctable des profits, conduisant finalement à un blocage de l’expansion économique. Pour retarder la venue de cet état stationnaire, Ricardo a préconisé le libre-échange qui fut adopté par l’Angleterre de manière à permettre les importations massives de céréales et la baisse des prix agricoles. Le profit ainsi restauré pouvait alimenter le processus d’accumulation. Le libre échange fut ainsi la réponse donnée à la limite des ressources en un lieu, limite qui pourrait être compensée par des échanges avec un ailleurs à conquérir par le commerce.

 Le libre échange a repoussé l’illusion d’un monde infini en permettant de nourrir le processus expansionniste qui semble être la condition de survie du capitalisme. Cette idée était d’autant plus séduisante que Ricardo avance que dans le commerce international il n’y a pas de perdants : le libre-échange enrichirait pacifiquement chaque pays, c’est la doctrine du doux commerce si chère à Montesquieu. En pratique, on voit que c’est loin d’être le cas, ce qui n’est pas une surprise si on comprend bien la dynamique prédatrice qui sous tend le processus d’expansionnisme du capitalisme –l’expansionnisme économique suppose un impérialisme économique qui débouche sur l’exploitation et l’asservissement d’autres peuples. Ce débat est très intéressant, mais ce n’est pas l’objet de cet article. Ici, ce qui compte, c’est que dans une économie stationnaire, il y a une limite supérieure à l’utilisation des ressources. Dès lors, on ne peut compter sur une croissance infinie pour éluder le problème de la répartition des richesses. Ceci est vrai dès lors qu’on admet qu’il n’a pas de découplage entre la croissance de l’économie et son impact matériel (il faut toujours plus de ressources pour continuer à croître), hypothèse largement confirmée par Tim Jackson, pour ne citer que lui. Dans ce cas, une plus grande égalité dans la distribution des revenus est un substitut à la croissance.

Progrès technologique et croissance qualitative

Toutefois, soyons honnête, mais aussi optimiste, il ne faut pas occulter le troisième paramètre de l’équation IPAT (voir mon article précédent : « STEADY STATE 2 : limiter la population ») : le progrès technologique. Partant du principe que la population serait stabilisée, et que l’input de matière première serait stabilisé, la technologie permettrait de restaurer une croissance. En effet, avec cette double limite supérieure, la production serait contrainte d’augmenter son éco-efficacité en permanence pour dégager de nouveau surplus. Surplus qui seraient réinvestis dans une forme de croissance qui n’augmenterait pas l’impact environnemental de l’économie. En effet, si vous disposez de 100 watt d’énergie pour votre activité économique et que vous arrivez à en économiser 10 suite à des innovations technologiques développées à partir d’un stock identique de ressources, vous pouvez réinvestir ce surplus dans une activité qui par définition ne pourra consommer davantage de ressources puisque l’input de matière serait limité. En d’autres termes, il s’agirait de faire plus avec autant, de passer d’une conception quantitative de la croissance à une conception qualitative, ce qui matérialiserait un équilibre dynamique.

Ce raisonnement est séduisant mais la réalité est plus compliqués. D’un point de vue physique, la thermodynamique nous enseigne que « faire plus avec autant » est une équation impossible : on ne créée pas de la matière ni de l’énergie. Dès lors, il est crucial de se poser cette question : comment font les écosystèmes, des systèmes complexes dynamiques,  pour se développer ? La réponse est simple : ils captent l’énergie solaire à travers la photosynthèse. Voilà la solution, la seule qui ne confine pas la théorie biomimétique de l’équilibre dynamique au rang de théorème impossible. Mais ne nous trompons pas : une croissance qualitative ne signifie pas une augmentation du stock de capital. Non, celui-ci est maintenu constant, c’est le principe d’une économie stationnaire. Simplement, son utilisation est dynamique : la production est réorganisée en permanence en fonction des préférences et de l’évolution des possibilités technologiques. Ceci implique bien sûr de disposer d’un flux infini d’énergie (à l’échelle de l’humanité) que seul le soleil peut nous fournir. Le « cradle to cradle », le modèle 100% de recyclage, n’est possible qu’à cette condition (bien qu’en réalité il y ait toujours une dégradation entropique de la matière).

2. Les bénéfices d’une société plus égalitaire

La rapport de la première conférence sur l’économie stationnaire (p.58) mentionne des bénéfices d’une distribution plus équitables des revenus et des richesses. Ils citent le livre de Wilkinson et Pickett, « The Spirit Level » qui en liste quelques uns :

  •       Meilleure santé et espérance de vie plus longue
  •       Moins de problèmes de dépendances (drogues, alcool,etc)
  •       Moins de violence et un sentiment d’insécurité moins patent
  •       Taux de fécondité des adolescents moins élevé
  •       Les enfants ont un meilleur niveau de bien être
  •       Moins d’obésité
  •       Moins de maladies psychologiques (dépressions…)
  •       Plus de mobilité sociale

Et puis, le graphe 2 ci-dessous parle de lui-même, right ( source: source: rapport « Enough is enough: ideas for a sustainable economy in a world of finite resources« )?

Sans oublier que les sociétés inégalitaires exacerbent la compétition pour acquérir un statut social. Une compétition qui débouche sur une augmentation de la consommation et qui donc amplifie un  davantage le problème environnemental. Un enjeu majeur de l’économie stationnaire est d’orienter les comportements de compétition vers des comportements de coopération.

Enfin, un argument classique pour justifier les inégalités est que celles-ci favorisent les innovations. Cet argument est largement infirmé par le graphe 3 ci-dessous (source: rapport « Enough is enough: ideas for a sustainable economy in a world of finite resources« ). En réalité, les sociétés les plus créatives sont aussi les plus égalitaires.

B) Limiter les inégalités, comment ?

Plusieurs solutions sont envisagées :

  1. une redistribution de la richesse par la taxation (cf. la Suède). Une écofiscalité (e.g. taxation de la pollution) pourrait fournir la manne de redistribution.
  2. l’imposition de plafonds inférieurs et supérieurs aux revenus (cf. le Japon)
  3. L’encouragement de la démocratie d’entreprises. En particulier, les coopératives recèlent un potentiel important pour organiser la production de façon démocratique. Dans les formes capitalistes d’entreprises, la responsabilité sociale et environnementale des actionnaires devrait être développée.
  4. introduire un revenu citoyen minimum de base inconditionnel. Cette mesure est plus connue sous le nom « d’allocation universelle » est a fait (et fait toujours) l’objet de nombreux débats et recherches académiques. Il faudrait un article pour développer cette proposition, mais précisons ici que ce revenus minimum remplacerait les bénéfices directs versés actuellement par l’Etat (allocations de chômage et familiales, etc).
  5. Promouvoir des mécanismes alternatifs de récompense des bonnes performances en entreprises (plus de congés ? ).
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Critique du Rapport Sukhdev sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité

Les gros chiffres du rapport sur la biodiversité

« Les gros chiffres impressionnent. L’actuelle érosion des biotopes terrestres – forêts, océans, sols etc. –, jusqu’ici capables de s’auto-entretenir, nous coûte entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros chaque année – en comparaison, le FMI estime à 1 150 millions d’euros les pertes bancaires pendant la récente crise financière. En diminuant par deux le rythme de la déforestation d’ici à 2030, les réductions d’émission de CO2 par année diminueraient de 2 600 milliards d’euros les dégâts causés par le réchauffement – sans compter les services de captation de CO2 rendus par les forêts. »(1). L’expression est de Pavan Sukhdev, un économiste indien qui a présenté le 20 octobre au sommet sur la biodiversité de Nagoya (Japon) le rapport qualifié de « Stern bis » sur l’économie de la biodiversité (pour un résumé voir : The Economics of Ecosystems and Biodiversity sur http://www.teebweb.org/LinkClick.aspx?fileticket=bYhDohL_TuM%3d&tabid=924&mid=1813 ).

La logique économique du rapport

La logique du rapport est d’évaluer en flux monétaire les services rendus par les écosystèmes. Actuellement, il s’agit de biens publics (ou semi public)  au sens économique du terme, c’est-à-dire se caractérisant par la non-rivalité dans leur consommation (par exemple, le fait qu’une personne se promène dans une forêt n’empêche pas un tiers de faire de même) et/ou la non-exclusion (on ne peut exclure quelqu’un de la consommation des services d’une forêt ). Sur ce point, il convient de souligner  que ces propriétés découlent le plus souvent des caractéristiques  intrinsèques de ces biens que de leur situation juridique. En effet, une forêt ou une mer peut parfaitement être privatisée de telle sorte que l’exclusion de tiers de la consommation de ces biens soit une réalité juridique. Néanmoins, faire respecter ce droit de propriété exige de déployer des moyens importants. Pour être concret: poster des miradors ou placer des systèmes de surveillance dans tout le périmètre du bien naturel.

Du caractère public de ces biens découle le fait qu’aucun marché n’existe pour rendre compte de la réalité économique invisible que cache leur exploitation, le prix des services rendus par les écosystèmes est nul, ce qui induit une surconsommation aboutissant à une surexploitation préludant à leur destruction. C’est pourquoi la « monétisation » des services rendus par les écosystèmes et vue comme le moyen de rendre visible l’économie des écosystèmes, de telle sorte que les coûts environnementaux d’une politique soient internalisés, c’est-à-dire pris en compte dans le processus décisionnel. Par exemple, si le Brésil décide demain d’affecter des hectares de la forêt amazonienne à l’exploitation de nouvelles terres agricoles, il faudra tenir compte du coût de la déforestation de ces territoires en terme de perte de diversité génétique, d’épuration des eaux, de séquestration de carbone, etc. Dans cette optique, la décision ne sera implémentée que si ses bénéfices (rendements agricoles, emplois créés, etc) excèdent les coûts de la déforestation.

Deux types de méthodes

Bien. A présent, la question est de savoir si cette méthode est pertinente, c’est-à-dire si elle se donne l’objectif de ses moyens, soit, l’exploitation efficiente des écosystèmes i.e. la consommation optimale des services qu’ils rendent aux humains. J’insiste, cette question est fondamentale.

A ce sujet, je commencerais par observer que deux types de méthodes sont utilisés pour monétiser les services rendus par les écosystèmes. Les premières émanent de l’approche basée sur les préférences des agents économiques et sont utilisées par les économistes dans la branche de l’économie environnementale. Les secondes émanent de l’approche biophysique et sont utilisées par les biologistes et bioingénieurs (voir tableau). Le cadre conceptuel de référence de l’approche économique est le paradigme néoclassique alors que celui de l’approche biologique est l’écologie (pour un aperçu plus large voir article : Transition écologique : Reformater la pensée occidentale).

La logique des méthodes basées sur les préférences est d’inférer la valeur monétaire des services rendus par les écosystèmes directement ou indirectement à partir des préférences des individus. Par exemple, on va demander aux gens combien ils sont prêts à payer pour protéger une espèce, une zone naturelle, etc (approche indirecte) ou alors, on va prendre en compte le coût du carburant utilisé pour se déplacer pour aller faire une promenade en forêt (approche directe). Autre exemple : des variations de prix sur le marché de biens immobiliers similaires, l’un situé en zone polluée et l’autre pas, on va déduire la valeur d’un « air sain », soit, le montant que les gens sont prêts à payer pour acquérir un bien immobilier situé dans un lieu où l’air est moins pollué.

L’approche biologique est quant à elle basée sur les propriétés intrinsèques des écosystèmes : leur capacité de résilience, leur bio productivité, leur diversité et rareté génétique. Par exemple, les plantes absorbent les rayons lumineux via le mécanisme de la photosynthèse et utilisent cette énergie pour créer de la matière organique. Cette capacité bio productive est variable d’une espèce à l’autre, ce qui va justifier qu’une plante soit évaluée plus cher qu’une autre.

Critique de l’approche mercantile

Je rejette la pertinence de l’approche économique dominante, soit, néoclassique, car elle présente un biais intellectuel qui hypothèque sa pertinence : elle n’est pas ancrée dans la réalité matérielle, c’est-à-dire biophysique, des processus qu’elle essaye d’évaluer. Les préférences d’individus ne peuvent rendre compte de la valeur objective des services rendus par l’environnement, elles ne rendent compte que de leur valeur subjective. Par exemple, deux forêts fournissant des services environnementaux (filtration de l’air, séquestration de carbone, etc) identiques peuvent être évaluées différemment en fonction de la réalité socio-économique des individus qui usent de ces services.

Mais de façon plus générale, je rejette l’approche consistant à monétiser les biens et services rendus par les écosystèmes. Premièrement, car elle se base sur une hypothèse fallacieuse, à savoir que le capital technique et humain se substitue au capital naturel –en réalité, ils sont complémentaires – mais surtout, parce que les caractéristiques biophysiques des écosystèmes hypothèque la pertinence de cette approche. Je note que le rapport Sukhdev fait mention de ces propriétés et en tire les conclusions qui s’imposent sans pour autant les généraliser. Dans les conclusions (p.28), le résumé du rapport précise que «  Economic valuation is less useful in situations characterized by non-marginal change, radical uncertainty or ignorance about potential tipping points. In such circumstances, prudent policy should invoke complementary approaches such as the ‘safe minimum standard’or the ‘precautionary principle’. Under conditions of uncertainty it is generally advisable to err on the side of caution and conservation.”

En vérité, le terme “less useful” au début de ce passage devrait faire place au terme “useless”. De plus, les types de situations précisées dans ce paragraphe sont la règle : le fonctionnement des écosystèmes est à ce jour toujours mal compris de la science (la vraie cette fois, pas la science économique). D’ailleurs, le rapport le mentionne explicitement (p.25): « Valuing ecosystem services and biodiversity in monetary terms can be complex and controversial. Biodiversity delivers multiple services from local to global levels, while responses to biodiversity loss range from emotional to utilitarian. At the same time, the natural science underpinning many economic valuations remains poorly understood”.

L’approche bioéconomique : plaidoyer pour une nouveau paradigme

Très bien, mais le sage dira “qu’il est plus facile de déconstruire que de construire”. Si ma critique est si pointue, c’est parce qu’il existe aujourd’hui un courant d’économistes, marginal, qui se réclame d’un nouveau paradigme ancré dans la réalité biophysique des processus naturels : la bioéconomie. Cette nouvelle approche postule que l’économie et la nature sont deux systèmes interdépendants ce qui implique qu’une économie détruisant le système naturel n’est pas viable. En clair, l’activité économique dans s’inscrire dans les LIMITES de la biosphère pour être viable. La notion de limite est le cœur de ce nouveau paradigme. Les écosystèmes possèdent une capacité de résilience i.e. une capacité à continuer à fonctionner dans leurs fonctions essentielles lorsqu’ils sont soumis à un choc, LIMITEE. Prenons le cas des espèces marines par exemple, qui peuvent supporter un taux de salinité situé entre deux limites, une supérieure et l’autre inférieure –ce taux varie entre les espèces. Par exemple, le mulet peut s’enfoncer beaucoup plus loin dans les ports que les autres espèces – (A préciser que ce raisonnement s’applique aussi à l’homme : la résistance de notre corps à des variations de température par exemple est limitée. Ce qui nous différencie des autres espèces animales, et qui nous donne l’illusion d’être en dehors de la nature, de pouvoir la domestiquer, c’est que notre capacité à nous adapter à notre environnement en utilisant le progrès technique est beaucoup plus importante que celle des autres espèces. Du point de vue bioéconomique, mettre un pull chaud par exemple pour nous acclimater au grand froid s’apparente à une mutation génétique externe : la spécificité de l’homme par rapport aux autres espèces est sa capacité à produire des mutations exosomatiques se caractérisant par leur complexité).

La spécificité des bioéconomistes est de prendre en compte le caractère irréversible de la destruction du capital naturel d’une part, et sa complémentarité plutôt que sa « substituabilité  » au capital technique d’autre part. Du caractère irréversible de la destruction des écosystèmes et du caractère inter-dépendant de l’économie et de la nature découle l’idée que l’activité économique doit être contenue en deçà des limites, du seuil critique (« tipping point »), où la résilience des écosystèmes vient à être entamée irréversiblement. Problème : cette limite ne peut être connue à priori d’une part et d’autre part, comme le reconnaît le rapport Sukhdev, beaucoup d’incertitude, voire d’ignorance (je ne m’attarderai pas sur la définition de ces termes dans le cadre de cet article) entoure le fonctionnement des écosystèmes. Ceci justifie le recours à une approche précautionneuse, dont le très controversé principe de précaution est l’expression la plus connue, pour protéger la biodiversité.

En fait, c’est très simple, le rythme actuel d’extinction des espèces est 1000 fois plus élevé que le rythme considéré comme naturel par les biologistes. Bien sûr, c’est l’activité humaine qui en est la cause. Ce constat factuel est le signal que nous sommes allées au-delà de la limite. Pour rappel, le paradigme bioéconomique postule l’interdépendance de l’économie et de l’environnement. Donc, sous peine d’hypothéquer notre survie à long terme, nous devons ramener l’impact de l’activité économique dans des limites viables i.e. sous le seuil de résilience des écosystèmes ( à ce propos voir: « croissance verte: nouveau mythe?). C’est ici que l’idée d’empreinte écologique prend tout son sens.

En conclusion, comme je l’ai déjà exprimé dans mon article « transition écologique : reformater la pensée occidentale », l’approche dominante ne permettra pas de résoudre le problème environnemental. Une nouvelle approche, un nouveau paradigme, holistique, ancré dans la réalité des processus biophysiques, est nécessaire. It is about surviving. En fait, le mérite du rapport Sukhdev, de même que celui du rapport Stern, est de nous faire comprendre que le scénario « business as usual » nous mène droit dans le mur. C’est déjà beaucoup.

Dans mon prochain article je discuterai du concept « de biomimétisme » en tant que fondement d’une économie soutenable.

 

(1)    F., Joignot (24 octobre 2010). « Il nous faut inventer une nouvelle économie s’appuyant sur le capital naturel ». Le Monde. Disponible sur : http://www.infosdelaplanete.org/6053/il-nous-faut-inventer-une-nouvelle-economie-s-appuyant-sur-le-capital-naturel.html

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