les idées qui font des petits!

Voilà plus de trois ans que je fais des recherches dans le domaine de la systémique, de la pensée chinoise et de la physique complexe. Je regrouperais ce domaine qui semble a priori ésotérique sous le vocable de « sciences de la complexité », la nouvelle science de ce début du XXIe siècle. L’entreprise n’est plus conçue comme une horloge qu’il serait possible de régler à l’aide d’un agent externe (le consultant…) mais comme un organisme vivant intégré dans un écosystème dans lequel se créent des liens d’interdépendance. La relation traditionnelle sujet-objet qui fonde la pensée stratégique orthodoxe est périmée. On ne peut penser une stratégie et essayer de la formaliser sous la forme d’un plan pour la bonne et simple raison que le management ne contrôle pas un système complexe. C’est un composant du système. Tout ce qu’il peut faire, au mieux, ici et maintenant, c’est utiliser des points de leviers systémiques pour orienter, accompagner le changement. Et cette dynamique doit toujours se faire en accord avec l’environnement externe et les autres composants du système.

De plus, les multiples interrelations des composants induisent des non-linéarités dans la dynamique de changement qui font que celui-ci est chaotique, c’est-à-dire imprédictible. Dès lors, la gestion de l’incertitude devient la norme et les certitudes l’exception. Exit le paradigme de l’illusion du contrôle. Aujourd’hui, plus que jamais, il s’agit d’apprendre à surfer si on souhaite survivre dans un environnement hypercomplexe et très compétitif! Pour y parvenir il faut abandonner tous les réductionnismes qui sont la marque de l’héritage intellectuel de Descartes et qui aboutissent à une pensée objectuelle et opérer un saut quantique vers une pensée processuelle. Rien n’est, tout devient. Le bon manager doit apprendre à se couler dans le mouvement, à faire un avec ce qui est, plutôt qu’à fonctionner sur la base de l’illusion du contrôle et de la stratégie « think and act ». L’entreprise doit rester à l’écoute de son marché pour identifier les opportunités et les niches qui émergent spontanément, tout un art. Un art dont les chinois se sont rendus maître…

L’intérêt de cette démarche est assez simple: « il n’y a qu’une seule chose qui ne change pas, la pluie ne mouille pas le poisson« . (Marc Halévy)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :