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Archives de 28 décembre 2011

Transition énergétique: comment communiquer efficacement?

Si vous avez atterri sur ce Blog, ce n’est probablement pas par pur hasard. C’est que vous vous posez des questions, et, apparemment, les bonnes questions. En me lisant, vous pourrez vous apercevoir que je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Mon but ici est moins de convaincre que d’amorcer un questionnement chez mes lecteurs, c’est pourquoi j’ai tendance à chercher la faille, la flèche, qui pourrait déclencher ce questionnement.

Comme la plupart des gens,vous avez un job, peut-être des enfants, et relativement peu de temps à consacrer à des activités politiques ou à l’écriture. Ceci n’est pas un prétexte pour ne rien faire. Car il y a toujours quelque chose à faire, sans y investir son âme.Donc, comment s’y prendre, individuellement, pour sensibiliser les gens à la question énergétique?

L’économie peu se comparer à un gigantesque écosystème avec des espèces possédant chacune des caractéristiques génétiques et sociologiques propres. Pour déclencher le questionnement chez une personne, il faut trouver la bonne clé, ce qui requiert une grande faculté d’empathie. Ceci demande un peu d’exercice, mais l’idée est de se mettre dans la peau de votre interlocuteur et d’ajuster la trajectoire de votre flèche pour le toucher en plein cœur. Croyez-le, nul n’est infaillible. Ceci ne signifie pas pour autant qu’il faille vous mettre tout le monde à dos. En démocratie, 51%, c’est énorme. 25%, c’est un score qui permet de peser sur les événements. Donc, inutile de chercher à susciter le questionnement chez des gens hermétiquement fermés à toute discussion. Vous vous heurterez à un mur de certitudes, de clichés et de préjugés qui risque bien de vous ébranler.

Alors, comment faites vous pour sensibiliser des gens à la question énergétique, à votre niveau? Le moyen le plus efficace, à mon avis, c’est de procéder par ricochet. Identifiez d’abord les individus au fort potentiel de leadership dans votre entourage. Il existe beaucoup de types de leaderships donc je ne vais pas vous en donner une liste ici. Ce type d’individu aime les défis, donc, mettez le au défi, mais en respectant le principe d’empathie (i.e. un défi à sa mesure). Une question plutôt qu’une affirmation me semble plus efficace pour soulever un questionnement. Une fois ces personnes convaincues, elles se chargeront elles-mêmes, dans leur sphère d’influence, de susciter le questionnement auprès de leur entourage.

En définitive, c’est la force de l’exemple qui donne du charisme à une personne.Par exemple, les paons portent une queue qui pèse lourd. D’un point de vue évolutionniste, c’est un handicap (manque de réactivité face à un prédateur). Néanmoins, ce handicap devient un atout pour séduire les femelles  paons qui voient que ces individus arrivent à survivre malgré leur handicap relatif. Un individu résilient possède une force intérieure, une tranquillité et une confiance inspirante en période d’incertitude, vous pouvez devenir cette personne. Attention toutefois, évitez de vous replier sur vous-même. Quelqu’un en dehors du système perd toute influence. Et puis, le but ici n’est pas de devenir un martyr mais bien d’avancer avec force et confiance vers un avenir meilleur. De tout temps, des hommes et des femmes ont ouverts des possibles meilleurs à leur prochain. Lorsque vous serez parvenu à vous affranchir de vos peurs, tout en continuant à expérimenter le doute, vous posséderez une flamme intérieure source de vie et de rayonnement. Avant d’en arriver à ce stade, il vous faudra passer par cinq phases: le déni, la colère, le marchandage, la dépression, et, finalement, l’acceptation.

Au final, chacun n’est qu’un maillon d’une énorme chaîne d’interactions. Donc, on n’est pas grand chose. D’une part, il est illusoire de se dire qu’on peut, seul, influer sur la marche du monde, et, d’autre part, qu’on possède toutes les réponses. On n’est pas grand chose mais pas rien non plus. Tout est question d’équilibre. Rien ne sert de courir plus vite que la réalité, avoir raison trop tôt n’est jamais bon. Et s’il est trop tard, et bien, pourquoi s’en faire? Rien n’est écrit à l’avance, la théorie du chaos nous le confirme.

Enfin, nul n’est infaillible. Vous n’êtes pas Jésus, vous aussi avez vos « pêchés », vos angoisses, vos failles, vos incohérences, c’est humain! La meilleur façon de se protéger contre les agressions que vous devrez encaisser, c’est de vous présenter comme quelqu’un qui pose des questions, sans nécessairement avoir les réponses. Il vous sera alors beaucoup plus facile de ne pas vous attirer les foudres des personnes que vous cherchez à sensibiliser. La co-construction d’un raisonnement dans un dialogue réciproque (« tu me dis ceci, je te réponds cela, … ») abouti presque toujours à des résultats probants et renforce vos liens interpersonnels, ce qui vous apportera beaucoup de bonheur (dialectique).

J’applique tout de suite ce que je dis : si vous avez des remarques à me faire partager, sentez vous libre de les poster sous ce post!

Facture énergétique: + 30 % en 3 ans. Concrètement, comment conserver son pouvoir d’achat intact?

Mercredi 28 décembre 2011, 11:22. Voici ce qu’on peut lire sur le site du « Soir », le plus grand quotidien belge:

« Un ménage belge moyen a payé 3.919 euros en 2011 pour s’acquitter de ses factures d’électricité, de gaz et d’essence. Cela représente une hausse de 1.000 euros par rapport à 2009. »

Inutile de vous refaire un topo sur les causes de cette hausse, j’ai déjà abordé ce thème dans toutes ses largeurs dans mes articles précédents. A présent, passons aux réponses concrètes: qu’est-ce que chacun peut faire, individuellement, pour maintenir son pouvoir d’achat intact, et donc minimiser la « fuite carbone » en dehors de l’économie qui ne peut que déboucher sur une augmentation du chômage –> hausse des prestations sociales –> plus de dette –> hausse des taux –> faillite?

1. Optimiser les déplacements en voiture. Privilégiez un autre moyen de transport à chaque fois que vous le pouvez. Dans l’ordre, voici le moyen de transport le plus efficient en matière d’énergie dépensée par rapport à la distance couverte:

vélo-train-voiture-avion

2. Privilégiez un régime non carné et consommez local. Il faut beaucoup d’énergie pour élever, nourrir, abattre, transporter, de la viande.

3. Optimisez votre consommation d’électricité. Faites attention aux « charges fantômes », ces appareils qui clignotent lorsqu’ils se mettent en veille (10% de la facture énergétique). Ensuite, remplacez vos vielles ampoules par des ampoules plus éco-efficientes. Débarrassez vous de tous les appareils électroménagers dont vous n’avez pas vraiment besoin (exemple: couteau électrique pour couper la viande, aspirateur de miettes, séchoir, etc.).

4. Isolez un maximum votre maison et mettez des vêtements adaptés à la température extérieure.

QUESTION: j’ai plein de tunes et je m’en fou si ma facture d’énergie double.

REPONSE: dans ce cas, vous ne donnez pas le signal adéquat aux marchés pour anticiper la hausse du prix de l’énergie. Il est clair que si les gens arrêtent progressivement d’acheter des couteaux électriques que les entreprises qui les fabriquent vont faire faillite. Si le processus est progressif, l’appareil de production va se restructurer en douceur dans un lent processus de « destruction créatrice », mais s’il est brutal, beaucoup d’entreprises feront faillite et l’économie entière va plonger (et donc vous y compris. Vous ne serez peut-être pas le dernier domino, mais vous n’êtes…qu’un domino). En matière d’énergie, les producteurs vont anticiper la hausse du coût de l’énergie mais certains produits sont « victimes » d’un phénomène de myopie. Ils sont obsolètes car énergivores mais les gens continuent à les acheter, no matter what happens (exemple: le 4*4 pour circuler en zone urbaine…). Il faut abandonner ces produits qui sont d’un autre âge afin que l’appareil de production puisse se restructurer. L’idée sous-jacente est simple: l’économie est un gros moteur, mais comme tout moteur, il finit par rouiller et par convertir l’énergie qu’il absorbe en travail de moins en moins efficacement. Pour enrailler le développement de ces inefficacités, il faut abandonner progressivement la production des bien non « éco-efficients ». D’un côté, la hausse du coût de l’énergie va forcer l’offre (les producteurs) à réorganiser leur structure de coût pour conserver leur marge. De l’autre côté, les consommateurs peuvent booster de nouveaux marchés en réorientant leur demande vers des biens « éco-efficaces ». La nouvelle demande va créer de nouveaux emplois qui compenseront les pertes d’emplois dans les secteurs devenus inefficients. Si le processus est équilibré, il est même tout à fait probable qu’il aboutisse à une création nette d’emplois. Au final, tout est question de timing. Chacun a un rôle a jouer. De son côté, l’Etat devrait idéalement mettre en place un programme de flexisécurité (comme au Danemark) pour éviter la peur de la précarité et du chômage et fluidifier la reconversion de l’appareil de production en fournissant les formations nécessaires à la reconversion.

Si on ne fait pas çà, on va assister au phénomène de la grenouille plongée dans de l’eau chaude: « la température de l’eau monte, monte, progressivement. La grenouille ne s’inquiète pas, elle s’adapte à la température de l’eau, jusqu’au moment où elle finit ébouillantée.  » La grenouille, c’est l’économie. Vous êtes, chacun, une cellule de cette grenouille, et les secteurs de l’économie en sont les organes.

Transition énergétique: les défis qui nous attendent en images

Chers lecteurs,

le Post Carbon Institute, un think tank américain, vient de publier une vidéo sur son site qui résume de façon ludique, objective et concrète, les défis de la transition énergétique:

Surtout, n’hésitez pas à la poster sur votre profile Facebook avec un petit mot pour allécher les badauds. Malheureusement, elle est en anglais, j’espère qu’un internaute la traduira dans le délai le plus bref.

Un Joyeux noël à tous!

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