les idées qui font des petits!

Saurons-nous anticiper les mesures nécessaires pour initier à temps le changement qui s’impose à nous ? Chacun semble pétrifié face à l’ampleur de la tâche. La peur est mauvaise conseillère et nous fige. Quelle stratégie adopter ?

J’identifie une chaîne de « conscientisation » qui comporte quatre leviers qui doivent être activités dans un ordre chronologique afin d’initier un changement durable.

Premièrement, il nous faut accepter que  le « business as usual » n’est pas une option.

Deuxièmement, il nous faut accepter la nécessité de changer, ce qui exige une disposition à accepter des changements structurels dans nos vies.

Troisièmement, il nous faut accepter que si les problèmes sont connus, que personnes ne peut prétendre connaître avoir toutes les réponses. De nombreux efforts sont encore à fournir dans ce domaine.

Quatrièmement, il ne faut pas prendre cette incertitude comme prétexte pour ne pas commencer à amorcer un changement, individuel et collectif.

Alors seulement un politicien pourra tenir un discours visant à insuffler un véritable changement sans risquer de se tirer une balle dans le pied. Le politique ne précèdera pas l’opinion publique, c’est une erreur que de penser çà. C’est au rôle de chaque citoyen de donner des signes tangibles, au quotidien, de la nécessité de changer. C’est ainsi qu’à terme des politiciens finiront par porter la voix de ces citoyens dans l’arène politique.

Par ailleurs, on pourrait attendre de la presse qu’elle joue un rôle moteur dans la conscientisation des citoyens. En pratique ce n’est pas le cas. Par exemple, je n’ai à ce jour lu aucun article portant sur les enjeux du pic pétrolier dans les médias traditionnels. Idem pour la question de la perte de la biodiversité ou la réforme monétaire. Est-ce dû à la formation des journalistes ?

Au moins en partie. Mais ceci s’explique surtout par la nature du lien entre la presse et ses lecteurs. Alors que le journaliste écrivait jadis à des citoyens pour les informer, le journaliste produit aujourd’hui des articles pour augmenter le « bien-être » du consommateur. L’information est devenue une marchandise comme une autre, le lien commercial entre la presse et ses « clients » est aliénant en ce que « vendre », plutôt qu’informer, conditionne la survie de tout média. Dans ce cas, difficile de ne pas verser dans une relation où la presse se plie au « désir » du client. S’informer réellement nécessite et nécessitera toujours un effort. Le règne de l’instantané fabrique des abrutis en masse, c’est dramatique.

Donc, c’est bien au niveau des consciences et des comportements que chacun doit agir. Le changement ne viendra pas du haut mais du bas. Les réseaux permettent de faire circuler l’information très rapidement. A chacun de faire circuler la BONNE information et de donner l’envie aux autres de s’informer. C’est en faisant l’EFFORT de s’informer correctement qu’on devient citoyen. C’est là un devoir de chacun dans une société démocratique. En effet, à quoi bon donner le droit de vote à quelqu’un qui ne comprend pas pourquoi il vote ? On a les politiciens qu’on mérite.

 

Citoyens, en avant, marchez, marchez !

Publicités

Commentaires sur: "Démocratie et transition soutenable : quatre leviers pour initier le changement." (5)

  1. je me suis amusé à calculer la probabilité que mon droit de vote ait une influence. Il y a une chance sur des milliards de milliards que mon vote ait une utilité dans le résultat final. Je ne voterai donc pas car j’ai des choses plus utiles à faire. Tout calcul économique montrerait que mon droit de vote vaut infiniment moins la valeur de l’usure de mes chaussures pour aller voter.

    je comprend le sens du droit de vote. Et pourtant, je ne vote pas. Le droit de vote est une illusion fabriquée par l’Etat pour faire croire aux citoyens qu’ils participeraient aux décisions politiques. C’est mathématiquement un mensonge. Et chacun s’en doutait un peu.

    Prétendre qu’on aurait les politiciens qu’on mérite, c’est tout ignorer des processus de votation. Un bulletin de vote n’est pas un mandat. Tout juriste vous le dirait. Même le Code Électoral le laisse entendre. Un élu ne représente donc aucun électeur. Un élu représente l’Etat. Un élu reçoit un mandat de l’Etat, et ne recoit aucun mandat venant du peuple.

    Pour « marcher » vers l’absurde, non, je ne marche pas!

    • Et si je vous dit qu’un politique calque son discours sur les préférences de l’électeur médian?

      Cela dit, je suis bien d’accord, l’illusion démocratique…Mais comme disait l’autre: « la démocratie est le moins bon de tous les systèmes, excepté tous les autres ». Pourquoi? Parce qu’il produit une illusion de légitimité…Je suis à titre personnel pour qu’on pose la question de la Gouvernance. Dans tous les cas, le citoyens doit se réapproprier l’espace démocratique, je ne vois pas d’autre solution. Voter n’est que l’aboutissement d’une démarche.

      • @dlamot
        vous dites que le gouvernement se sent élu par l’électeur médian. Alors, il ne tient pas compte des autres électeurs. L’Etat n’est donc pas démocratique. La votation actuelle est une illusion de démocratie.

        Il s’agit d’une illusion étatique pour simuler une démocratie. Mais, cette prétendue démocratie ne résiste pas à une analyse politique désabusée.

        Le seul modèle de totale démocratie existant est celui de la société des actionnaires d’une société commerciale. Toute décision du directeur générale est acceptée à l’unanimité des actionnaires. Cet accord unanime est apriori, puisque le directeur général a reçu un mandat d’agir au nom de chaque actionnaire.

        Un autre modèle politique alternatif est la société commerciale. C’est à dire la concurrence des représentations politiques. C’est à dire le self-government et le droit de sécession.

  2. Il y a d’autres réflexions qui montrent quand même que la transition va être compliquée, comme par exemple quand on réfléchit en termes de décroissance : http://yannickrumpala.wordpress.com/tag/decroissance/

    • Ah bien sûr, il n’est écrit nulle part que la transition sera facile. Vu l’ampleur des changements que je suggère de considérer, ils sont systémiques, on doit se demander si celle-ci peut se faire en douceur. Dans tous les cas, il faut communiquer un maximum autour du sujet pour en démocratiser les enjeux (un des objectifs de ce blog). Alors seulement ce type de discussions pourront pénétrer l’espace publique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :