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Dans la saga « sortir d’une logique de rapports de forces »

A l’origine, le socialisme est une « Doctrine économique et politique qui préconise la disparition de la propriété privée des moyens de production et l’appropriation de ceux-ci par la collectivité. » (Dictionnaire Hachette encyclopédique, 2002, page 1506). Il s’oppose donc au système capitaliste basé sur la propriété individuelle des moyens de production.

Karl Marx dénonce le vice rédhibitoire du capitalisme qui est d’entretenir, voir de renforcer la situation de rapports de forces existant entre les hommes depuis leur naissance : ceux-ci ne naissent pas égaux. Le prolétaire, le travailleur, doit vendre sa force de travail au capitaliste afin de pouvoir créer de la valeur à l’aide des moyens de productions détenus par ce dernier. Le salariat en fondant un rapport de dominant à dominé est alors entrevu comme une forme d’aliénation.

A l’origine, le socialisme comme modèle d’organisation d’une société dénonce l’inégalité originelle entre les hommes et a pour finalité de fonder une société égalitaire en proposant la collectivisation des moyens de production. Sa pierre angulaire est que l’action de chaque individu est subordonnée à « l’intérêt général » de la collectivité.

Empiriquement, il est très clair que la chute du mur de Berlin en 1989 confirme le caractère utopique  de « la dictature du prolétariat ». Toutefois, au-delà des réalisations historiques, l’analyse marxiste, s’il est vrai qu’elle se donne des objectifs louables, se heurte à une impasse : la définition de l’intérêt général. En effet, elle présuppose l’existence et la définition d’un intérêt général, donc commun et par la-même accepté de tous auquel chacun serait soumis. Or, afin de sortir d’une situation de rapports de forces entre les hommes, il faudrait que cette loi soit  transcendantale, universelle, dans le cas contraire, elle ne serait que le reflet de la volonté du dominant. Je pense que l’inexistence de l’intérêt général comme norme transcendantale, -par définition immanente car définie par des hommes- rend caduc les moyens employés par l’analyse marxiste  -le collectivisme-  pour atteindre ses objectifs.

Cette impasse qui confine le Marxisme au rang d’utopie implique que dans les faits un système marxiste dans sa forme la plus pure ne peut que déboucher sur « un capitalisme d’Etat ». Un groupe devant nécessairement définir l’intérêt général, il soumet les autres à sa propre loi (la Nomenklatura dans le cas des ex-républiques soviétiques). De ce point de vue, je rejoints l’analyse de la théorie des choix publiques qui applique les concepts de l’analyse microéconomique à la science politique. Cette théorie postule que les agents de l’Etat, hommes politiques et fonctionnaires, loin de chercher à maximiser un hypothétique intérêt général transcendantal, cherchent à l’image du consommateur lambda à maximiser leur propre intérêt, ce qui inclut l’intérêt collectif tel qu’ils le concoivent, mais également leur chance d’être réélus et leur utilité (revenus, pouvoir).

La différence fondamentale entre le socialisme et le capitalisme est que le premier postule que l’égalité de fait entre les hommes est possible alors que le second accepte que les hommes naissent inégaux (milieu et patrimoine génétique). Le premier récuserait notre condition « naturelle » au contraire du second. L’un est utopiste, l’autre pragmatique et réaliste.

Reste que le mérite principal du socialisme est de poser cette question : comment organiser une société égalitaire ? Comment sortir d’une logique de rapports de force entre les hommes ?

Le libéralisme,  en fondant l’égalité en droit fait la moitié du chemin. En consacrant la liberté et la propriété individuelle comme droits naturels, inaliénables, çàd préexistant à tout contrat social passé entre les hommes (Locke), il vise à établir l’égalité des chances afin que chaque individu dispose des leviers pour remettre en question le rapport de force dans lequel il naît à sa naissance. « Personnalité, Liberté, Propriété […] sont antérieures et supérieures à toute législation humaine » commande Bastiat. D’une part, en reconnaissant la propriété individuelle, il confirme la logique capitaliste basée sur l’acceptation d’une inégalité entre les hommes, mais d’autre part, en visant à donner les outils à chacun permettant de briser ce rapport de dominant à dominé, il s’inscrit dans la même logique émancipatrice que le socialisme. Ainsi, dire que le libéralisme est social est un pléonasme. Toutefois, la différence entre le socialisme et le libéralisme est que le premier vise à sortir complètement d’une logique de rapports de forces alors que le second accepte que celle-ci soit immanente à la nature humaine.

La liberté d’entreprendre est le moyen par excellence par lequel un individu peut accéder à la souveraineté sur son existence en travaillant pour son compte et non celui d’un tiers. C’est le moyen par lequel il peut accéder à la condition de dominant, le capitaliste, dans la logique marxiste. En ce sens, je rejoints Ludwig von Mises lorsqu’il écrit dans l’Action Humaine que le capitalisme libéral défend non pas les riches mais au contraire lutte pour que chacun puisse remettre en cause une position établie : « les gens qui se battent pour la libre entreprise ne défendent pas les intérêts de ceux qui se trouvent aujourd’hui être riches » (1).Donc, le libéralisme, en réfutant l’égalité entre les hommes, accepte certaines formes d’inégalités. Toutefois, il vise à donner à chacun les outils nécessaires à l’émancipation. Dans cette logique, un enseignement de qualité pour tous figure au top des préoccupations des libéraux.

La critique récurrente du libéralisme capitaliste est la primauté de la liberté sur d’autres aspects tels que l’exclusion sociale et la solidarité. Exceptés les anarcho-capitalistes, les libéraux reconnaissent à l’État un rôle de secours aux plus faibles, tant que cette intervention ne se transforme pas en assistanat. Ainsi, Friedrich Hayek défend un tel rôle pour l’État tandis que Milton Friedman propose un impôt négatif (2).

La question initiale posée par l’analyse marxiste reste d’actualité, mais aujourd’hui, seul le modèle d’une démocratie libérale subsiste. Dès lors, qu’est-ce aujourd’hui que le socialisme ? On l’assimile souvent à la social-démocratie, mais ce terme me semble un peu « fourre tout ». Dans les faits, il me semble que le modèle libéral comme mode d’organisation des sociétés occidentales a triomphé. Les socialistes dans ce cas ne seraient que les défenseurs d’intérêts corporatistes, ceux des pauvres ; leur existence ne se justifierait que pour des motifs de redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres. Bien, mais dans ce cas, le socialisme moderne est en proie à une fameuse contradiction : l’objectif de redistribution est subordonné à l’existence des riches, les socialistes (à moins de partager la pauvreté) se nourrissent du vice qu’ils dénoncent. On est loin de la philosophie émancipatrice d’origine.

Jusqu’à preuve du contraire, le libéralisme capitaliste comme mode d’organisation de société fut le projet le plus émancipateur pour l’humanité.

(1)   Source : Wikipédia. Critiques du libéralisme économique. Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_du_lib%C3%A9ralisme_%C3%A9conomique

(2)   Ibidem.

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Commentaires sur: "Mais au fond, qu’est-ce qu’un socialiste ?" (18)

  1. Alek a dit:

    Pas mal, pas mal, si ce n’est dans ton paragraphe final; tu dis que le socialisme actuel tend vers une redistribution des richesses et donc l’acceptation de la richesse.

    On est d’accord, mais en quoi es-ce que les social-démocrate dénoncent le droit à la propriété? Tu as fait un rapport entre Marx et les social-démocrate mais ca fait longtemps qu’ils n’ont plus rien en commun…

    Un social-démocrate n’est pas un Socialiste (sous-entendu de gauche radicale) ces derniers seulement dénoncent la richesse et prônent que l’état possède lui-même les moyens de production!

    On a déjà vu des social-démocrate actuel prôner la privatisation des entreprises publiques, ce à quoi s’opposerait idéologiquement tout Socialiste.

    Mais on est bien d’accord, social-démocrate et libéraux n’ont pas à se battre ainsi, alors même que cette gauche et cette droite centriste sont divisés chacun en interne sur la place de l’état et l’interventionnisme.

    • en fait, je ne vois pas trop ce qu’est idéologiquement un social-démocrate si ce n’est un libéral de gauche. Je ne fais pas de parallèle entre Marx et les socialistes actuels, que du contraire: je démontre que les seconds n’ont rien à voir avoir la philosophie de base du socialisme. Pour dire vrai, j’ai quelques difficultés à saisir ce que recouvre exactement le terme « socio-démocrate ».

  2. Sacré Loïc a dit:

    Super intéressant.

    Tu n’as encore jamais pensé à envoyer tes articles à un journal pour qu’il les publies dans le courrier des lecteurs?

    Ca te ferais une belle carte de visite

  3. Cédric a dit:

    Bravo pour l’analyse! Tout compte fait j’aurais pu poster mon dernier poste ici. Je le résume en quelques mots: les socialistes n’ont plus grand chose de social à l’heure actuelle, mais les libéraux non plus. A moins qu’on qualifie par ex. le CD&V de capitaliste libéral… C’est tjs dans ce dernier modèle de société là que je vois la plus grande ‘émancipation de l’humanité’.

    • salut cédric,

      je ne suis pas d’accord avec l’opinion centrale exprimée dans ton post précédent à savoir l’idée que l’Etat soit davantage en position de défendre l’intérêt général, de distinguer le Bien du Mal, que le marché. L’intérêt général n’est que celui du groupe dominant, je pense m’être largement exprimé en ce sens dans ce billet ci. Une démocratie par exemple, et çà s’est déjà souvent vérifié par le passé, peut très bien financer un groupe tribal ou un dictateur africain et ce, au nom du dit « intérêt général ». Si on veut que la voix de l’Afrique soit prise en compte (puisqu’il semble que ce soit ta préoccupation principale), il faut lui donner la possibilité d’exister au sein de la gouvernance mondiale en remplacant le principe du « un dollar, une voix » par le principe du « un homme, une voix ». Si un groupe de gens est exclu de facto de la participation aux affaires de l’Etat, celui-ci ne prendra pas la défense de ses intérêts en compte. En 1830, les femmes n’avaient pas le droit de vote en Belgique, penses-tu que l’Etat cherchait à défendre leurs intérêts?

  4. Olivier a dit:

    Encore une fois je ne suis pas d’accord 😀
    Il y a plusieurs interprétations du libéralisme (par exemple : les libéraux anglais sont bien plus à gauche que les libéraux classiques, comme l’étaient les libéraux du début du XXème siècle) et du socialisme (le socialisme au sens premier n’est pas le même que celui qui a été pratiqué en Europe).
    Ce qui importe est de distinguer les fins que ceux ci veulent atteindre pour voir à quoi on a affaire. Je te conseille vraiment de lire un bouquin de Van Parijs, éthique économique et sociale qui définit des modèles types de pensées politiques. Les quatre principaux : l’utilitarisme (qu’on retrouve un peu partout mais surtout au centre), le libertarisme (une bonne part des libéraux classiques actuels), le maxisme (collectivité des moyens de production) et le libéralisme égalitariste (une bonne part de la gauche modérée).

    Lorsque tu dis que le libéralisme classique « vise à donner à chacun les outils nécessaires à l’émancipation », ce n’est pas exact. Il vise à garantir l’égale possibilité formelle de s’épanouir (droits égaux pour tous), mais il ne vise pas à donner cette possibilité de manière réelle. Par exemple ce ne sont pas les libéraux classiques qui militent pour un refinancement de l’enseignement afin qu’il soit accessible sans discriminations financières. Or l’éducation est la base de l’émancipation et si quelqu’un est peu éduqué (parce qu’il aura eu le malheur de naitre au mauvais endroit) ses chances au départ seront différentes. Pourtant ses droits auront été les mêmes que les autres gens, mais toute sa vie il subira une injustice de par le hasard de sa naissance. Et le modèle libéral classique n’a pas pour vocation de combler ce déficit de justice. C’est donc faux de prétendre que ce modèle libéral donne à chacun les outils de son émancipation. Pour qu’une société soit véritablement émencipatrice et efficace, il faut qu’elle maximise à la fois le bien être global et la protection des plus faibles. Les modèles qui correspondent à cela sont l’utilitarisme réel et le libéralisme égalitariste, pas le modèle libéral classique (qui d’ailleurs est plein de contradictions (ex : trusts) mais je ne préfère pas m’étendre).

    Un autre point que je critique dans ton analyse est que tu dis que l’intérêt général ne peut être que fixé arbitrairement. Ce n’est que partiellement vrai. Oui, ce sera toujours arbitraire (comme dans tout etat), mais il y a des arbitraires qui sont de bon sens : si l’intérêt général est défini comme ‘maximiser la satisfaction des individus’, ou si il est de ‘maximiser la liberté réelle des individus’, il n’est pas beaucoup moins arbitraire que celui d’un Etat libéral et il peut tout à fait être poursuivi légitimement.

    Un dernier point, c’est lorsque tu parles de la théorie des choix publics : les fonctionnaires de l’Etat prenennt aussi en compte leurs intérêts privés et donc rendent l’état moins efficace pour assurer le bien de la société. C’est tout à fait juste, mais il ne faut pas pour autant en conclure qu’il faut moins d’Etat : la société civile est tout autant soumise à ce problème et génère elle aussi des inefficacités !

    • Olivier a dit:

      Mince je me suis emballé

      • à vrai dire, je ne trouve pas que tu infirmes quoi que ce soit dans mon raisonnement qui dit simplement que le Marxisme s’il pose la bonne question est impraticable. Les socialistes actuels n’ont plus grand chose de socialiste. Et quoi que tu en dises, un des prismes du libéralisme (je ne pense pas avoir dit qu’il ne regroupait pas plusieurs formes)est d’assurer l’égalité des chances. L’égalité des chances, pas l’égalitarisme, c’est bien là que se situe la différence avec le socialisme authentique. Donner un enseignement de qualité à tous est une priorité libérale. Un parti qui la reprends défend une partie du corpus libéral. La vérité, c’est que les partis ne font en général que défendre des intérêts corporatistes, certaines catégories de la société; c’est la définition de la particratie.

        Mais pour formuler ma réflexion autrement: qui aujourd’hui peut authentiquement se réclamer du socialisme? Ma réponse: « personne ». Et qui peut se réclamer du libéralisme? Ma réponse: « tout le monde, la droite ET la gauche ».

  5. Alek a dit:

    Sinon, pour répondre à la notion d’intérêt général, c’est simple, il n’y a aucune notion de bien ou de mal, d’éthique ou quoi que ca soit.

    L’intérêt général c’est le principe de démocratie, ca veut dire la majorité à tout pouvoir, et même sur les minorités, la majorité, dans les règles de sa constitution, fait tout ce qu’elle pense de mieux pour ses citoyens et essaye de le faire sur le long terme.

    Si un pays veulent en finir avec leur démocratie, c’est son droit, s’ils veulent jeter dehors une de leur minorité, c’est son droit aussi.

    Le miroir politique actuel est simple, il dit juste si vous voulez plus ou moins de répartition des richesses. Les extrêmes comme la politique les envisages actuellement ont des théories plus différentes et un peu à part donc ne sont pas spécialement sujet au même classement…

    Sinon, si on veut comme vous le faites, comparer les capitaliste avec les communistes (puisqu’il s’agit de ca) je pense que le principe premier du modèle communiste est l’accessibilité et celui capitaliste de l’efficience et de sa rentabilité

    Ca ne parle pas du tout de qualité ou d’émancipation, ils peuvent tout les deux être totalement endoctrinant et/ou de piètre qualité.

    Sinon, moi, je peux me réclamer à 80% du socialisme pur et dur, et une partie significative de la jeunesse aussi… (significatif ne veut pas dire majoritaire, keep cool tout le monde)

    • le libéralisme s’oppose à toute forme d’oppression de la majorité sur la minorité. Le libéralisme pour moi est la doctrine qui vise l’émancipation individuelle. Quant à la démocratie, ce n’est qu’un système politique pour articuler des rapports de forces. La différence avec les autres systèmes est qu’il prohibe l’usage de la force. Articulation pacifique de rapports de forces donc.

      La question philosophique qui me taraude l’esprit depuis un bout de temps est: « comment sortir de cette logique permanente de rapports de forces ». Pour moi, l’humanité restera prisonnière de sa condition animale tant qu’elle ne parviendra pas a transcender son état de nature. Pas sûr qu’elle y parvienne un jour. Dans ce cas, l’occident fait fausse route depuis 2 millénaires en se pensant en dehors de la Nature. La loi du plus fort domine partout.

      • Alek a dit:

        Il y a beaucoup moins de rapport de forces dans la nature même, et le libéralisme se veut élitiste par nature, par l’accumulation de capital pour les uns et le travail obligé, à défaut, le chômage (s’il y en a).

        S’il y a bien un système plus proche de la nature, c’est bien celui qui mette en commun les bénéfices de la production à ceux qui ont contribué à l’avoir, et c’est pas le libéralisme ca!

        Suffit de regarder toute espèce d’animaux vivant en groupes/meutes/colonies…

        Si pour toi le libéralisme est le système qui aide les entreprises à se développer, en apportant un bénéfice à ceux qui ont contribué à la développer, là ce n’est pas contradictoire avec les social-démocrate.

        Mais tout le monde ne partage pas ta vision. Surtout dans certains libéraux qui préfèrent voir la suprématie de ceux qui ont le capital sur les autres. L’internationalisation plutôt que la relocalisation, ou des systèmes éducatifs à double-tranchants donnant un max de chances à ceux qui peuvent se payer des cours particuliers ou simplement payer des minervals hors prix pour d’autres.

        Il n’est écrit nul part que les social-démocrates sont contre la production ou l’économie de marché, ou alors tu confonds avec le Socialisme radical :p

      • Cédric a dit:

        haha conçernant le débat existentiel du rapport des forces, effectivement la démocratie est une canalisation du rapport de force. Seulement on réduit cette force (en théorie) à une unité (un vote) par personne. Ce mécanisme n’est pas utile pour tout le monde. Nombre de gens sont capables de prendre une décision sans être encadrés par une telle structure. Cependant à grande échelle cette structure est nécessaire afin d’empêcher ceux qui voudraient utiliser leur force de dérègler le système. Bref la démocratie évite au maximum le rapport de force.

        Entre le marché et la démocratie, les mécanismes sont similaires. Seulement une unité sur le marché s’exprime en monnaie et une unité dans un état démocratique est une personne. Vu que tout le monde est concerné par la question du bien et du mal d’une façon égale, il est logique que ce soit un organe démocratique qui le détermine concrètement… CQFD

  6. Alek a dit:

    Bon, j’ai pas bien compris l’a-propos de cédric là, mais je voulais répondre à ce que tu avais dit avant, en disant que c’était dans le capitalisme libéral que tu voyais la plus grande émancipation de l’humanité.

    On en a déjà parlé avec Thibault, mais quand je vois mes études aux HEC et ben je vois une volonté des formations à coller le plus au marché et à la demande des entreprises.

    On forme les étudiants selon ce qu’ils veulent, alors s’ils veulent des banquiers formatés et sans aucune capacité de réflexion (ce qui est actuellement le cas, et ca s’aggrave horriblement depuis une certaine réforme).

    Et ca, je ne vois pas comment « une main invisible » pourra contrôler, l’éducation DOIT être publique, à 100% sinon et donc état interventionniste véritablement, sinon voila ce qui arrive, on oublie la volonté de formation et on ne prend plus en compte que la volonté de formatage au service du privé!

    • il me semble avoir été clair sur ce point: une éducation de qualité pour tous est la condition sine qua non pour assurer l’égalité des chances.

      • Alek a dit:

        Et il y a un problème avec public, gratuit et de qualité?

        tu la préfères privée, élitiste, formatée aux désidératas des entreprises, réservée aux riches mais de qualité?

  7. je ne vois pas où tu as lu le moindre plaidoyer de ma part en faveur d’une école privée. Quant à HEC,tu connais mon opinion par rapport à la formation qu’ils proposent. Pour moi, une formation universitaire sert à donner du fond, former des citoyens critiques et responsables, pas des gens opérationnels, çà c’est le boulot des entreprises.

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