les idées qui font des petits!

Illustration simple du propos de mon billet précédent.

Exemple 1 :

Certains individus aiment jongler avec les idées et les concepts, d’autres ont un esprit plus pratique et préfèrent toucher au concret, avoir les mains dans le cambouis. Il est évident que ces deux  profils sont complémentaires.

Question : comment encourager la rencontre de ces deux type d’esprits dans l’objectif de stimuler l’entrepreneuriat ?

La réponse est assez simple : l’Etat peut jouer un rôle d’intermédiaire en mettant en contact l’offreur et le demandeur. L’offreur est l’esprit conceptuel, il a une idée, mais manque des compétences techniques pour la mettre en œuvre. Le demandeur quant à lui maîtrise bien l’environnement en entreprise (et possède un accès aux financements) mais n’a pas un esprit très fécond. L’Etat peut encourager la rencontre de ces deux esprits en les enregistrant dans une base de données .

Bien entendu, afin de garantir la confidentialité des idées, « les offreurs d’idées » ne feraient que mentionner leur domaine d’innovation. Ce n’est que lors d’une rencontre effective des deux acteurs que les détails seraient développés. Problème : une simple idée ne pouvant être brevetée, les demandeurs auraient un incitant puissant à s’approprier un concept  sans contrepartie financière. Un des rôles fondamental de l’Etat est d’encadrer les échanges, notamment en faisant respecter le droit de propriété. Cette mission pourrait être remplie en faisant signer une déclaration de confidentialité par le demandeur par laquelle celui-ci s’engagerait à ne pas utiliser ni diffuser une idée qu’il n’achèterait pas sous peine de s’exposer à des poursuites judiciaires. Bien entendu, le risque zéro n’existe pas : il est possible que cette personne diffuse tout de même l’idée et qu’un tiers la reprenne à son compte.

Exemple 2 :

Aujourd’hui, l’environnement dans lequel évolue une entreprise est si complexe qu’il devient difficile d’en maîtriser seul tous les aspects : juridiques, géopolitiques, financiers, informatiques, technologiques,…  Pourtant, la maîtrise de ces aspects complémentaires est la clé de la réussite.

Question : comment fédérer ces différents aspects dans une perspective d’entrepreunariat ?

Le maître-mot est interdisciplinarité : seule une équipe rassemblant des profils différents sera à même d’aborder les défis d’une entreprise sous leurs multiples facettes. Idéalement, un gestionnaire polyvalent rompu aux pratiques du management d’équipes devrait assurer un rôle de coordination. Il est également crucial que les membres de l’équipe se frottent durant leurs études à un autre cadre conceptuel que celui propre à leur domaine de spécialisation afin de créer des canaux de compréhension mutuelle , ceci dans le but de favoriser au maximum le partage des connaissances et le décloisonnement des savoirs. Réformer les formations en ce sens serait une première mission de l’Etat. Sa seconde mission serait à nouveau celle d’un intermédiaire : mettre en contact des individus ayant soif d’entreprendre en organisant une base de données. De façon plus large, celle-ci constituerait un formidable réservoir de recrutement pour les PMEs!

Je n’ai rien inventé me direz-vous. Et pourtant, l’innovation commence par là !

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Commentaires sur: "Stimuler l’entrepreunariat : trouver le bon « mix idéologique »." (4)

  1. Sacré Loïc a dit:

    Je pense que pour stimuler l’entrepreneuriat il faut d’abord mettre fin à cette esprit gauchiste qui condamne l’accumulation de richesses. Car dans l’esprit de certains, c’est un crime d’être riche. Dés lors pourquoi travailler 40-50h semaine si on ne peut en être récompensé à cause d’une rage taxatoire.

    Si on veut stimuler l’entrepreneuriat il ne faut surtout pas hausser les impôts des sociétés et sur les revenus du capital car c’est le seul moyen que les entrepreneurs ont de se rémunérer correctement pour pas trop cher. Ou alors, il faut adopter le point de vue PP qui globalise revenus du travail et du capital avec un taux maximal d’imposition de 29%

    • je trouve aussi qu’un entrepreneur à le droit de jouir du fruit de son travail: celui qui prend les risques doit être récompensé, quoi de plus normal. Malheureusement,je ne suis pas sûr que ce sont les riches entrepreneurs que visent la gauche comme tu dis…Et puis il faut garder les proportions à l’esprit aussi. Est-il normal que des PDG gagnent 100 fois plus qu’un ministre? Selon moi, ce sont là deux problèmes distincts. Lorsqu’on pense « entrepreunariat », on pense à des PMEs, pas à des multinationales.

  2. Sacré Loïc a dit:

    Je pense que mes propos, qui sont ceux du PP, correspondent à la réalité de la majeure partie des patrons de PME. Il ne faut pas oublier que les grands patrons de sociétés qui gagnent des millions ne sont jamais qu’une minorité hyper-médiatisée d’une centaine de personne. Il est totalement hors sujet de parler de la fiscalité des revenus de ces gros calibres car eux bénéficient, à raison, de montage fiscaux permis, ne l’oublions pas, par la loi.

    Mon père est patron de PME, il ne gagne pas des millions, tu peux voir son bilan et il se paie quasi plus en dividende qu’en salaire car il a compris quel était le régime fiscal le plus avantageux.

    Si cela en scandalise certains de voir que les patrons de PME, qui sont actionnaires majoritaires, de leur boite se payent essentiellement en dividende alors il faut songer au problème suivant: même si un gérant de PME/ Administrateur (selon qu’on parle d’une SPRL ou d’une SA) se verse un gros salaire et paye un maximum possible de charges sociales, il ne recevra pas une plus grosse pension. Alors pourquoi payer des taxes inutilement? Mieux vaut alors se construire soi-même un patrimoine et assurer sa pension en investissant en bourse, dans la brique et en gardant un peu de cash, mal rémunéré, sur un livret d’épargne.

    • je ne pense pas avoir dit le contraire. Simplement, je ne suis pas certains que d’aucuns stigmatisent les patrons de PME qui font un bénéfice. En revanche, il est vrai que la « gauche », charge souvent les patrons du Bel 20 par exemple; à tort ou à raison, çà dépend, c’est une opinion qui n’engage que moi.

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